digabloPos ou SumUp : lequel choisir pour votre commerce en 2026 ?
Mettre ces deux noms côte à côte, c'est comparer deux façons opposées de gagner de l'argent sur votre commerce. SumUp vend un service complet, encaisse vos paiements et prélève un pourcentage sur chaque vente. digabloPos vend un logiciel, ne touche pas à vos encaissements, et vous laisse choisir qui les traite. Aucun des deux modèles n'est malhonnête, mais ils ne coûtent pas la même chose au même commerçant, et l'écart se creuse avec votre chiffre d'affaires. Voici les chiffres officiels de septembre 2026, la règle NF525 qui a changé sans que grand monde le remarque, et les cas où SumUp reste franchement le meilleur choix.

Deux modèles économiques opposés
SumUp est d'abord un établissement de paiement. Le logiciel de caisse est venu après, construit autour du lecteur de carte, et il est rentable parce qu'un pourcentage de chacune de vos ventes remonte chez l'éditeur. C'est un modèle très confortable pour démarrer : un seul interlocuteur, un seul contrat, un lecteur qui marche l'après-midi même. Vous ne payez rien tant que vous ne vendez rien.
digabloPos ne prend pas ce chemin. Le logiciel de caisse est le produit, l'encaissement ne l'est pas : vous branchez le processeur de paiement de votre choix, et la commission que vous payez est celle que vous avez négociée avec lui, pas celle qu'un éditeur a fixée pour tout le monde. Le plan de base est gratuit à vie, et ce qui est payant, ce sont des modules à la carte, autour de 5 à 20 $ par mois chacun : rapports illimités, employés au-delà de deux, stock avancé, réservations.
Pour aller plus loin : avant de trancher, regardez le calculateur de frais d'encaissement à l'année, puis les frais cachés d'un logiciel de caisse. Et si vous hésitez encore entre plusieurs marques : SumUp, Zettle, Tiller et L'Addition comparés.
La conséquence est simple à formuler : chez SumUp, votre facture monte quand votre commerce marche. Chez digabloPos, elle ne bouge pas. Ce n'est ni bien ni mal en soi, c'est une question de volume — et c'est exactement ce qu'on va chiffrer plus bas.
Ce que chacun coûte vraiment
Les chiffres qui suivent viennent de la page tarifaire officielle de SumUp France, relevée en septembre 2026. Ils bougent : vérifiez-les avant de signer.
SumUp, formule sans abonnement (0 €/mois) : 1,75 % pour un paiement en personne, 2,5 % pour un paiement en ligne, et 0 % pour un paiement en personne réglé avec une carte SumUp. Formule Paiements Plus, 19 €/mois (ou 189 € à l'année) : la commission en personne tombe à 0,89 % pour une carte bancaire domestique, mais reste à 1,75 % pour une carte premium, internationale ou American Express — une nuance qui compte si votre quartier voit passer des touristes ou des cartes pro. Caisse Plus est facturée 49 € HT/mois. À côté, l'éditeur propose un Compte pro Plus à 25 € et Factures Plus à 10 € HT.
digabloPos : plan de base gratuit à vie, sans commission prélevée par l'éditeur sur vos encaissements. Modules payants à la carte selon vos besoins. La commission carte existe toujours — aucune caisse ne la fait disparaître — mais elle est facturée par votre processeur, dans un contrat que vous avez signé séparément et que vous pouvez renégocier ou quitter sans changer de logiciel de caisse.
C'est ce dernier point qui échappe souvent aux comparateurs : la question n'est pas « qui prend le moins de pourcentage », c'est « qui décide de ce pourcentage ». Dans un cas, il est dans les conditions générales de votre logiciel de caisse. Dans l'autre, il est négociable.
L'écart sur une année, en euros
Prenons un commerce qui encaisse 15 000 € par mois par carte, ce qui est courant pour une épicerie de quartier ou un salon avec deux fauteuils.
Avec SumUp sans abonnement, à 1,75 %, la commission coûte 262,50 € par mois, soit 3 150 € sur l'année. Avec Paiements Plus, l'abonnement à 19 € s'ajoute mais la commission tombe à 0,89 % sur les cartes domestiques : 133,50 € + 19 €, soit 152,50 € par mois, 1 830 € sur l'année. L'abonnement est donc largement rentabilisé dès ce volume — c'est une vraie économie, et il faut le dire.
Avec digabloPos, le logiciel coûte 0 € et la commission dépend de votre contrat monétique. À titre indicatif, un contrat négocié avec une banque ou un prestataire indépendant se situe souvent entre 0,5 % et 1,2 % tout compris pour ce volume, mais cela dépend de votre secteur, de votre ancienneté et de votre capacité à faire jouer la concurrence. Nous ne publierons pas de chiffre précis : ce serait vous vendre une promesse que nous ne maîtrisons pas.
Ce que l'on peut affirmer sans risque, en revanche : à volume constant, l'écart entre les deux modèles se joue sur quelques dizaines d'euros par mois, et il grandit à mesure que votre chiffre monte. En dessous de 5 000 € de carte par mois, la différence est marginale et ne justifie pas de changer d'outil. Au-delà de 30 000 €, elle devient une ligne de votre compte de résultat.
NF525 : une règle qui a changé trois fois en dix-huit mois
Si vous encaissez de la TVA avec un logiciel de caisse, vous devez pouvoir prouver sa conformité, sous peine d'une amende de 7 500 € par logiciel (article 1770 duodecies du code général des impôts). Ça, c'est stable depuis 2018.
Ce qui ne l'est pas, c'est la nature de la preuve acceptée. Deux voies existent : un certificat délivré par un organisme accrédité (NF525, LNE) ou une attestation individuelle de l'éditeur. La loi de finances 2025 avait programmé la fin de la seconde au 1er mars 2026 ; l'échéance a été repoussée au 31 août 2026 ; puis la loi de finances 2026 a finalement rétabli l'attestation de l'éditeur. Depuis le 21 février 2026, les deux preuves sont donc à nouveau valables.
Si un commercial vous a expliqué l'an dernier que l'auto-attestation allait disparaître, il ne vous mentait pas : c'était vrai au moment où il le disait. Aujourd'hui ce ne l'est plus. Méfiez-vous des articles de blog qui n'ont pas été relus depuis, celui-ci compris — vérifiez la date.
Ce qu'il faut en retenir n'est pas juridique, il est pratique. En dix-huit mois, la règle a été votée, reportée, puis annulée. Le certificat d'organisme accrédité, lui, n'a jamais cessé d'être valable quoi qu'il arrive : c'est la différence entre une preuve qui dépend de la prochaine loi de finances et une preuve qui n'en dépend pas. La bonne question à poser à votre éditeur n'est donc pas « êtes-vous conforme ? », à laquelle tout le monde répond oui, mais « me fournissez-vous un certificat d'organisme accrédité ou une attestation maison ? ». Posez-la par écrit, à SumUp comme à n'importe qui d'autre, et gardez la réponse.
digabloPos est certifié NF525 en France. Nous le précisons parce que c'est la seule certification que nous pouvons affirmer : hors de France, la caisse est prête pour la facturation électronique mais nous n'avancerons aucune homologation locale que nous n'avons pas vérifiée. C'est un principe de la maison, et il vaut aussi quand ça nous arrange moins.
Là où SumUp est objectivement meilleur
Un comparatif où le produit maison gagne sur toute la ligne n'est pas un comparatif, c'est une publicité. Voici trois situations où SumUp est le meilleur choix, sans discussion.
Vous voulez encaisser cet après-midi. SumUp vend un lecteur de carte en boutique, vous le déballez, vous créez un compte, vous encaissez. Aucune démarche auprès d'une banque, aucun contrat monétique à négocier, aucun délai de dossier. Un modèle où vous branchez votre propre processeur demande cette étape, et elle prend des jours, parfois des semaines.
Votre volume carte est faible. En dessous de quelques milliers d'euros par mois, 1,75 % représente une somme modeste, et le temps passé à faire jouer la concurrence entre prestataires monétiques coûte plus cher que ce que vous économiseriez. Un marché du dimanche, un food truck saisonnier, une activité d'appoint : la commission est le bon compromis.
Vous ne voulez qu'un seul interlocuteur. Un contrat, une facture, un support. Quand le lecteur ne prend plus les cartes, vous appelez un numéro et le problème est chez eux, quel qu'il soit. Séparer le logiciel et la monétique, c'est gagner en liberté et perdre en simplicité : quand ça coince, il faut savoir lequel des deux appeler.
👍 SumUp, points forts
- Opérationnel le jour même, sans contrat monétique
- Un seul interlocuteur pour le logiciel et le paiement
- Matériel disponible en boutique, marque connue et support en français
- Paiements Plus rentabilise vite son abonnement au-delà de 5 000 €/mois
👎 SumUp, à noter
- La commission est fixée par l'éditeur, pas négociable
- 0,89 % ne s'applique qu'aux cartes domestiques : premium, internationales et Amex restent à 1,75 %
- La facture monte mécaniquement avec votre chiffre d'affaires
- Caisse Plus à 49 € HT/mois s'ajoute à la commission, elle ne la remplace pas
digabloPos
Face à SumUp, digabloPos joue une carte simple : le logiciel ne se rémunère pas sur vos ventes. Le plan de base est gratuit à vie, l'éditeur ne prélève aucune commission sur vos encaissements, et vous branchez le processeur de paiement que vous avez choisi. La caisse est certifiée NF525 en France, fonctionne hors ligne avec synchronisation automatique au retour du réseau, gère le crédit client et les ardoises, le multi-devises, le plan de salle pour la restauration, et le suivi à distance des ventes et du stock si vous confiez la boutique à quelqu'un. Les modules avancés restent payants à la carte, environ 5 à 20 $/mois chacun : vous ne payez que ce que vous utilisez.
Tableau comparatif
| Critère | digabloPos | SumUp |
|---|---|---|
| Logiciel de base | Gratuit à vie | Gratuit ; Caisse Plus à 49 € HT/mois |
| Commission prélevée par l'éditeur | Aucune | 1,75 % en personne, ou 0,89 % avec Paiements Plus à 19 €/mois |
| Cartes premium, internationales, Amex | Selon votre contrat | 1,75 % même avec Paiements Plus |
| Choix du processeur de paiement | Libre | Imposé |
| Mode hors ligne | Oui, avec synchronisation auto | À vérifier selon la formule |
| NF525 | Certificat d'organisme accrédité | Demandez si c'est un certificat accrédité ou une attestation éditeur |
| Crédit client / ardoises | Inclus | Non documenté publiquement |
| Multi-devises | Oui | Non documenté publiquement |
| Mise en route | Contrat monétique à ouvrir en parallèle | Le jour même |
| Interlocuteur unique | Non : logiciel et paiement séparés | Oui |
Les deux dernières lignes sont volontairement à l'avantage de SumUp : ce sont de vrais atouts, et les ignorer ne rendrait service à personne.
Comment trancher
La question n'est pas « lequel est le meilleur », elle est « à quel stade est mon commerce ».
Vous démarrez, ou votre volume carte est sous 5 000 € par mois : prenez SumUp sans abonnement. La commission est indolore à ce niveau, la mise en route est immédiate, et vous avez mieux à faire que de négocier un contrat monétique pour économiser quinze euros.
Vous êtes entre 5 000 et 15 000 € par mois : l'abonnement Paiements Plus se rentabilise, et c'est le moment de faire le calcul sur douze mois plutôt que sur un mois. C'est aussi le moment de vérifier votre certificat NF525, parce qu'un contrôle ne prévient pas.
Vous dépassez 20 000 € par mois, ou vous ouvrez un deuxième point de vente : la commission imposée devient une ligne de charge à part entière, et la question du processeur libre mérite d'être posée sérieusement. C'est le terrain de digabloPos.
Vous perdez du réseau régulièrement, ou vous faites de l'ardoise : ce sont deux fonctions qui ne se rattrapent pas avec un tarif. Testez-les en conditions réelles avant de choisir, quel que soit l'éditeur.
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Créer ma caisse gratuite, 5 minQuestions fréquentes
Est-ce que digabloPos est vraiment gratuit, ou gratuit pour commencer ?
Le plan de base est gratuit à vie et n'impose aucune commission sur vos encaissements par carte. Ce qui est payant, ce sont des modules à la carte : rapports illimités, employés supplémentaires, stock avancé, réservations. Vous payez le module dont vous avez besoin, pas un forfait qui les contient tous. En revanche, accepter la carte reste payant : c'est votre processeur de paiement qui prélève sa commission, pas le logiciel de caisse.
Quelle est la commission de SumUp en France en 2026 ?
Sur la formule sans abonnement, SumUp affiche 1,75 % pour un paiement en personne et 2,5 % en ligne. Avec l'abonnement Paiements Plus à 19 €/mois, la commission tombe à 0,89 % pour une carte bancaire domestique, mais reste à 1,75 % pour une carte premium, internationale ou American Express. Chiffres relevés sur la page tarifaire officielle de SumUp France en septembre 2026.
L'attestation de l'éditeur suffit-elle encore pour la NF525 en 2026 ?
Oui, de nouveau. La loi de finances 2025 avait programmé la fin de l'attestation individuelle de l'éditeur au 1er mars 2026, échéance repoussée au 31 août 2026, avant que la loi de finances 2026 ne la rétablisse. Depuis le 21 février 2026, la conformité peut donc être prouvée soit par un certificat d'organisme accrédité, soit par une attestation de l'éditeur. Demandez à votre éditeur laquelle des deux il vous fournit et gardez le document : l'amende est de 7 500 € par logiciel.
Dans quels cas SumUp reste-t-il le meilleur choix ?
Si vous voulez un lecteur de carte physique acheté en boutique et fonctionnel le jour même, sans passer par un contrat de processeur séparé, SumUp est plus simple. C'est aussi le cas si votre volume carte est faible : en dessous de quelques milliers d'euros par mois, la commission coûte moins cher que le temps passé à négocier un contrat de monétique.
Sources officielles
Les tarifs et les règles bougent. Voici où vérifier par vous-même.
- Page tarifaire officielle SumUp France : commissions par formule, abonnements Paiements Plus, Caisse Plus, Compte pro Plus et Factures Plus.
- Guide SumUp sur la certification NF525 : ce que l'éditeur documente lui-même sur la conformité.
- impots.gouv.fr, le dispositif des logiciels de caisse certifiés : les deux preuves acceptées et l'amende de 7 500 €.
- BOFiP, obligation d'utiliser un logiciel de caisse certifié : le texte de référence de l'administration fiscale.